Le suicide - Distinguer le vrai du faux
Au Québec, à chaque jour, quatre personnes s'enlèvent la vie et quatre-vingt personnes de 15 ans et plus effectueraient un tentative de suicide. Malgré l'ampleur du problème, le suicide demeure un sujet difficile à aborder et porteur de nombreux préjugés. Chacun de nous peut contribuer à la prévention du suicide.
La personne suicidaire veut-elle vraiment mourir ?
Non. En fait, la personne suicidaire est ambivalente. Ce n'est pas la mort qu'elle recherche, mais la fin de ses souffrances.
Le suicide se produit-il sans avertissement ?
Dans 80% des cas, la personne donne des indices ou lance des messages annonçant ses intentions suicidaires. Ces signaux peuvent par ailleurs être parfois dificiles à décoder.
Le suicide est-il un geste de courage ou de lâcheté ?
La personne suicidaire n'est ni lâche, ni courageuse. Lorsque la vie lui paraît insupportable, qu'elle a atteint ses limites de tolérance face à la souffrance, elle n'est plus en mesure de percevoir les autres avenues possibles.
La personne qui menace de se suicider veut-elle manipuler les autres ?
Tout comportement suicidaire doit être considéré comme le signe d'un mal de vivre et comme un appel à l'aide. Toute menace ou tentative de suicide doit être prise au sérieux. Même les personnes qui menacent à répétition de se suicider sont souffrantes et ont besoin d'une intervention appropriée.
La personne suicidaire souffre-t-elle d'une maladie mentale ?
Le suicide est un problème complexe déterminé par l'interaction de plusieurs facteurs. Si la majorité des personnes suicidaires souffrent de dépression, toutes vivent une grande détresse.
Est-il dangereux de parler du suicide à une personne que l'on croit suicidaire ?
Demander directement à une personne si elle pense au suicide, ce n'est pas lui suggérer l'idée; au contraire, c'est ouvrir la porte à l'expression de sa souffrance et à l'aide extérieure.